• Je viens d'interpréter les « Huit études de concert op. 40 » de Kapoustine. Cependant, elles sont un peu trop compliquées pour être interprétées en solo. Nous les avons donc facilement interprétées à quatre mains, comme d'habitude.

    C'est Kapoustine que j'ai interprété cette fois

    Les fréquentes modulations et le mouvement hélicoïdal des tons, qui évoquent pour moi le style de Hindemith, paraissent difficiles, mais ils aboutissent toujours sur une cadence évidente. Un mouvement perpétuel foisonnant, composé de motifs, évoque celui de Bach. Après une exposition débridée, cette musique trouve son apogée dans de lourds accords polytonaux.
    La sixième étude « Pastorale » est une musique à la française.
    La septième « Intermezzo », est comme une musique de Noël.
    On dirait du classique remis au goût du jour, autant dire une joyeuse gymnastique de l'esprit propice à l'inspiration musicale.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


    votre commentaire
  • Le magnifique thème de début qui monte en flots de doubles croches, où des notes sont parfois attaquées en syncope, disparaît tôt. Mais pourquoi ? Soudain, il fait place à un rythme joyeux et sautillant, puis à une valse énergique…. Dans la seconde moitié, la technicité pianistique est éliminée, pour approfondir l'harmonie, semblable à celle d'un orgue. Un autre thème, descendant, lent, paraît simple, mais la structure de la phrase est plutôt compliquée, et il faut y prêter attention quand on le mémorise.

    « Novellette Op. 21, No. 8 » de Schumann

    Au début, j'étais mécontent de la conclusion qui ne m'a paru qu'une réexposition des thèmes secondaires, mais maintenant, je vois que c'est le thème de début, angoissé, qui se transforme en valse énergique ! Il s'agit de « Novellette Op. 21, No. 8 » de Robert Schumann, que j'ai mémorisé.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


    votre commentaire
  • Quand j'étais étudiant à l'École supérieure de l'Université des arts de Tokyo, j'ai étudié ce mouvement comme exemple d'une fugue dans la classe d'« Analyse musicale » du professeur Shin Sato. Lorsqu'il m'a demandé de transcrire le sujet rétrograde sur le tableau noir, j'ai eu des difficultés à déterminer où le sujet commençait et où il finissait. C'est un souvenir amer du final de la sonate pour piano nº29 « Hammerklavier » de Beethoven que je peux maintenant jouer de tête.

    Final de la Sonate pour piano nº 29 « Hammerklavier » de Beethoven

    Mise à part la note sautée au début, le sujet qui consiste en un trille et des doubles croches hélicoïdales ressemble au thème de l'ouverture de « Les noces de Figaro » de Mozart. Une telle écriture, qui élabore une diversité d'expressions à trois voix en utilisant le registre entier du piano est équivalente à celle de « La Campanella » de Liszt. D'ailleurs, l'impression qu'on reçoit de ce mouvement est comme un grand homme ou une cathédrale !
    Il est évident que la fugue à double sujet recommence aux environs des deux tiers du mouvement. Pour autant, exactement à la moitié, une séquence syncopée énergique, qui me fait penser à celle de Schumann ou de César Franck, débute avec un coup d'un accord de septième diminuée très lourd, et c'est plutôt ce moment-là qui me bouleverse.
    Sur le sujet rétrograde susmentionné, qui est en si mineur le plus loin de la tonique, si bémol majeur, mon interprétation est sèche, sans pédale, comme « l'écho inversé » : une sorte de technique de la musique électronique où un son « Bon-n-n-n-n ! » est modifié en « n-n-n-n-noB ! », après « B ! », il n'y a aucun écho.

    fr.wikipedia.org / L'écho inversé : un effet sonore qui consiste à enregistrer l'écho produit par un signal joué à l'envers, et à ensuite inverser le tout pour obtenir le signal original avec son écho inversé. L'écho précède ainsi le son qui l'a produit.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


    votre commentaire
  • Je joue désormais de tête un chef-d'œuvre, qui progresse depuis le chuchotement jusqu'au triomphe par le seul jeu de notes répétées comme en pointillé. Ce chef-d'œuvre, c'est « La Campanella » de Liszt.
    L'introduction, semblable à des échos lointains, est une allusion aux notes répétées de ré dièse qui focalisent toujours les points culminants de chaque variation. Dans le deuxième thème qui commence en si majeur en changeant progressivement de tonalité, des lignes pointillées bifurquent délicatement et passent de la main droite à la main gauche, et de la main gauche à la main droite.
    D'autre part, des octaves en gammes chromatiques déferlent par mouvement contraire sur la conclusion. Cette progression est facilitée par l'omission de certain demi-tons, qui permet de ne jouer au deux mains que sur des touches blanches ou sur des touches noires.*
    On dit qu'une œuvre superbe pour piano doit être écrite non pas pour deux mains mais pour dix doigts. Et c'est exactement ainsi que Liszt a écrit La Campanella ! Le premier disque que m'ont offert mes parents, dans mon enfance, contenait « La Lettre à Élise », le « Menuet » de Paderewski et ce chef-d'œuvre.

    *Sur les dernières quatre double croches dans la mesure 128 :
    la main droite ; [si] ton ! [do dièse◎] demi-ton [do double dièse] demi-ton [ré dièse◎]
    la main gauche ; [fa double dièse] demi-ton [fa dièse◎] ton ! [mi] demi-ton [ré dièse◎]
    (◎ touche noire)

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


    votre commentaire
  • Depuis un mois, je joue sans partition le « Prélude N°6 pour piano » (durée : à peu près 8 minutes) de Messiaen. La plupart des accords sont dissonants et comportent une huitaine de notes, mais, comme ce sont des accords tonals, polytonaux, et atonals variant librement, ils sont d'écoute facile.
    Dans la première partie, à mi-chemin d'une phrase composée de différents accords montant progressivement vers l'aigu, après trois transpositions, se dévoile un heureux canon. En apogée, les quatre accords successifs chromatiques sont joués à nombreuses reprises, après cela, la seconde partie est transformée en une phrase simple en si majeur qui se répéte maintes fois en flottant jusqu'à la fin, en alternant avec des épisodes conduisent à la fin. L'arpège de septième diminuée ressemble à ceux des dernières sonates de Beethoven.

    Le « Prélude N°6 pour piano » de Messiaen

    Ces « Préludes », constitués de huit pièces sont donc l'œuvre de ses 21 ans ! Le titre sentimental « Cloches d'angoisse et larmes d'adieu » du sixième prélude ne m'intéresse pas. C'est plutôt une œuvre qui convient mieux à l'écoute de l'idiome harmonique de Messiaen.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique