• J'ai mémorisé les sept pièces suivantes de « Vingt-quatre préludes op. 11 » de Scriabine.
    nº 1 : Pentatonique (formé de cinq tons), qui est un langage musical plutôt pastoral, se resserre par la mesure à cinq temps* ; c'est-à-dire une composition autour du cinq.
    nº 3 : Un mouvement perpétuel, qui est une variation de la pièce nº 1.
    nº 14 : Un style d'invention à deux voix, épaissie par des accords. La mesure à quinze temps de cette pièce aussi se base sur cinq temps (trois fois cinq), ce qui la rend tendue.
    nº 19 : Elle m'évoque quelque chose de vaste, comme le firmament où se déplacent les étoiles de façon synchrone. L'accompagnement est composé de cinq doubles croches et les tons sont pentatoniques, là aussi.
    nº 20 : Passion déchirante, rage de la basse.
    nº 21 : On peut la titrer « Träumerei », comme une musique dédiée aux morts.
    nº 24 : Une course incandescente et ardente d'accords répétés.

    « Vingt-quatre préludes op. 11 » de Scriabine – extraits

    * La mesure à cinq temps [♫♫♪] se resserre davantage que celle à trois temps [♫♫♩ ].

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


    votre commentaire
  • Je viens d'interpréter les « Huit études de concert op. 40 » de Kapoustine. Cependant, elles sont un peu trop compliquées pour être interprétées en solo. Nous les avons donc facilement interprétées à quatre mains, comme d'habitude.

    C'est Kapoustine que j'ai interprété cette fois

    Les fréquentes modulations et le mouvement hélicoïdal des tons, qui évoquent pour moi le style de Hindemith, paraissent difficiles, mais ils aboutissent toujours sur une cadence évidente. Un mouvement perpétuel foisonnant, composé de motifs, évoque celui de Bach. Après une exposition débridée, cette musique trouve son apogée dans de lourds accords polytonaux.
    La sixième étude « Pastorale » est une musique à la française.
    La septième « Intermezzo », est comme une musique de Noël.
    On dirait du classique remis au goût du jour, autant dire une joyeuse gymnastique de l'esprit propice à l'inspiration musicale.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


    votre commentaire
  • Le magnifique thème de début qui monte en flots de doubles croches, où des notes sont parfois attaquées en syncope, disparaît tôt. Mais pourquoi ? Soudain, il fait place à un rythme joyeux et sautillant, puis à une valse énergique…. Dans la seconde moitié, la technicité pianistique est éliminée, pour approfondir l'harmonie, semblable à celle d'un orgue. Un autre thème, descendant, lent, paraît simple, mais la structure de la phrase est plutôt compliquée, et il faut y prêter attention quand on le mémorise.

    « Novellette Op. 21, No. 8 » de Schumann

    Au début, j'étais mécontent de la conclusion qui ne m'a paru qu'une réexposition des thèmes secondaires, mais maintenant, je vois que c'est le thème de début, angoissé, qui se transforme en valse énergique ! Il s'agit de « Novellette op. 21 nº 8 » de Robert Schumann, que j'ai mémorisé.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


    votre commentaire
  • Je viens de finir d'apprendre par cœur le premier mouvement de la « Sonate pour piano nº 3 » de Robert Schumann.

    C'est une sonate ambitieuse, dans laquelle le compositeur a donné libre cours à son énergie juvénile. Des lignes descendantes consécutives apparaissent, et la remontée se fait sur un rythme de notes pointées. Une partie coïncide avec la troisième pièce, pour les petits, de l' « Album pour la jeunesse ». Son audacieuse simplicité me surprend. Pour moi, compositeur contemporain enclin à privilégier la technicité, cette sonate est éblouissante comme le rêve d'un passé perdu.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


    votre commentaire
  • J'ai éprouvé une envie de jouer des touches blanches comme « le fruit défendu », donc j'ai mémorisé ces deux morceaux qui commencent par le mode qui se compose uniquement de touches blanches. Le mode, qui se lie à la chanson folklorique, est nostalgique même pour les Japonais. Ce prélude est un idéal de l'harmonie française, et cette fugue est la vérité du contrepoint. Ravel n'a pas orchestré cette fugue. Parce qu'on ne peut pas orchestrer le son propre du piano qui se diminue fragilement, comme on ne peut pas traduire un poème merveilleux. Quand j'étais étudiant à l'Université de Shizuoka, Michel Merlet a analysé plusieurs fugues pendant ses classes de l'Université Musicale d'Eté de Grenoble. L'une de celles-ci était cette fugue, qu'il a qualifié de : « sonner comme une boîte à musique. »

    « Le Tombeau de Couperin : Prélude, Fugue » de Ravel

    Au contraire de la fugue sacrée, l'acmé du mouvement de la suite « Le Tombeau de Couperin » existe dans la « Toccata » que j'avais interprétée à titre de professeur au concert de piano des étudiants en 2003.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique