• Cette pièce devrait être un scherzo. Mais elle ne se développe pas jusqu'au désespoir, ni au comble de la joie, c'est un jeu et une prière de classe bourgeoise. Je suppose que Saint-Saëns a évité le titre pour piano solo en considérant que la pièce est différente du « scherzo » de Chopin.
    Composer une telle œuvre avec un motif en fa dièse – sol dièse – si dièse relève, cela va sans dire, du génie. Cependant, il y a un certain nombre de passages que je ne veux pas interpréter selon la partition. Le prolifique compositeur Saint-Saëns a dû les écrire vite sans trop les réviser. Moi qui souffre du syndrome de correction, j'ai également corrigé cette œuvre.

    « Allegro Appassionato op.70 » de Saint-Saëns

    Le principal motif est similaire à celui de « La Lettre à Élise » de Beethoven, et techniquement, se situe entre Mendelssohn et Liszt... Cela me rappelle, avec nostalgie, le ton de mes compositions du temps où j'étais étudiant à l'Université de Shizuoka. J'ai maintenant mémorisé cette œuvre. Toutefois, c'est la « version IKEDA ».

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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  • « Menuet Antique »
    Le thème, qui commence par un accord dissonant épicé, fait l'objet d'un dialogue entre la main droite et la main gauche, comme dans Invention de Bach. Dans l'ensemble, cette pièce consiste en un doux enchaînement d'accords de septième. Contrairement à la conclusion du « Nocturne op.27, nº 1 » de Chopin, dans laquelle les accords, qui sonnent comme des cloches, sont obscurs et presque inaudibles, ce qui est frustrant, dans cette pièce de Ravel, ils résonnent clairement. C'est le développement de la technique de composition musicale. L'harmonie est la preuve que Ravel est le successeur de Fauré. Quel humble titre pour cette pièce innovante !

    « Menuet Antique » « Alborada del gracioso » « Oiseaux tristes » de Ravel

    « Alborada del gracioso » (« Mirror » IV)
    Des dissonances comme celles qu'on gratte à la guitare, des rythmes exagérés et des passages comme un jeu excentrique... Tant la partie principale, rapide comme un Boléro, que la partie centrale, lente comme un nocturne, sont accompagnées de notes répétées obstinément. En brisant la pulsation lugubre de la partie centrale, un choral éblouissant apparaît deux fois au milieu des éclaboussures de notes répétées.

    « Oiseaux tristes » (« Mirror » II)
    Silence, scintillation, écho, chants d'oiseaux*, atmosphère, humidité, brouillard.... Tant de couleurs et d'émotions au piano !
    * Chants d'oiseaux, mi majeur, est la tonalité napolitaine de tonique (mi bémol mineur).

    J'ai mémorisé ces trois pièces.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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  • J'ai mémorisé le « Troisième Impromptu, en sol bémol majeur » et le « Nocturne op. 27, nº 1 en do dièse mineur » de Chopin.
    Joie des doigts, joie des oreilles, joie du cœur... il s'agit du « Troisième Impromptu » dont les émotions flottent comme des confettis en fleurs de cerisier. Une écriture élaborée, comparable à celle de Bach, c'est là qu'il se distingue de Schumann. La partie centrale est fluide, mais elle est d'une telle fragilité qu'elle pourrait se cristalliser dans la partie principale.

    Le « 3e Impromptu, en sol bémol majeur » et le « Nocturne op. 27, nº 1 » de Chopin

    Au début du « Nocturne op. 27, nº 1 en do dièse mineur », un rayon de lumière brille faiblement. Cette gamme chromatique mi – mi dièse – fa dièse devient mi bémol – mi – fa dans l'anacrouse de la seconde moitié puissante en ré bémol majeur. Mais ce passage en ré bémol majeur est trop simple pour être appelé un triomphe. Dès qu'il atteint son sommet, il s'effondre comme une illusion dans un unisson dépouillé et furieux, et revient au début. Cet unisson et le rayon faible du début, qui contrastent vivement, sont, en fait, identiques. Cette manière de transition peut être considérée comme le prototype de l'œuvre « Murmures de la forêt » de Liszt. La conclusion est d'une beauté à couper le souffle. Comme les cloches de purification. Combien de pianistes dans le monde peuvent exprimer cette beauté, comparable à celle d'une pièce de Debussy ?

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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  • Depuis une vingtaine d'années, j'interprète chaque jour l'« Allemande » de la Suite anglaise n° 1 en la majeur et la « Gigue » de la suite n° 3 en sol mineur. L'autre jour, comme je me suis avisé qu'il n'y avait aucune trace que j'aie étudié la fin de la suite, je l'ai analysée à nouveau, pour mémoriser les morceaux suivants :
    La « Gigue » de la suite n° 5 en mi mineur, qui comporte une propulsion de la gamme chromatique.
    La « Gavotte » de la suite n° 6 en ré mineur, dont la première partie est mélancolique et la seconde céleste.
    La « Gigue » de la même suite, dont l'effondrement de la tonalité est causé par les trilles.

    « Suites anglaises » de Johann Sebastian Bach – extraits

    Avant la musique baroque, il n'y avait pas d'expression des nuances dans la musique pour clavier. Néanmoins, dans les œuvres de Bach, il y a des moments clairement extrêmement passionnés, mais dans la sérénité.... Comment réalise-t-on un point culminant ? L'explorer, c'est augmenter notre capacité, à nous, compositeurs contemporains, qui utilisons pleinement l'expression des nuances jusqu'aux limites du possible !
    (Photo : lithographie qui se trouve chez moi « Une page de silences » de Mario Avati)

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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  • Nº 1 Allegro : Après un premier thème limpide, le deuxième me semble avoir un lien avec le quatrième mouvement, un séduisant Intermezzo. Dans la seconde moitié, le rythme est souligné, ce qui évoque la partie centrale d'une polonaise ou d'une mazurka de Chopin, et le thème se transforme en une voix chromatique énigmatique qui expire dans l'obscurité.
    Nº 2 Romance : Lamentation légère
    Nº 3 Scherzino : Rythmes gais comme la danse russe « Trépak », suivis d'une coda élégante.
    Nº 4 Intermezzo : Plutôt que cette abondance de sforzando, il serait plus impressionnant parfois joué pianissimo. Le canon bas de la coda est difficile à équilibrer. ♫ l'audition
    Nº 5 Final : Courant vigoureusement sur un motif en zigzag, une berceuse de la déesse apparaît, et enfin un mouvement perpétuel de triolets, comme la « Gigue » de Bach.

    « Carnaval de Vienne » de Schumann

    Il s'agit d'une œuvre de Schumann, « Carnaval de Vienne », que j'ai mémorisée.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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