• Le mois dernier, j'ai écrit trente pièces pour piano, ou plutôt des fragments pour piano pour les très jeunes enfants, à la demande de la « Shimamura Music sarl. » où je travaille. Depuis des mélodies sans accompagnement jusqu'aux pièces à quatre mains, qui incluent trois arrangements, il a fallu dix jours au total. J'ai composé une douzaine de ces pièces sur les seules notes do, ré, mi, fa et sol…. Serais-je un compositeur atteint d'un « Lolita Complex » ? En fait, composer seulement avec des notes simples, cela me met à nu, j'ai donc eu un peu peur. Mais, cette contrainte-même a réveillé mon inspiration, et finalement je me suis laissé prendre au jeu avec parfois une réelle émotion.

    Trente pièces pour piano pour jeunes enfants

    Chacune de ces pièces pour piano a reçu une vie qui lui est propre, comme un fœtus. Elles vont être publiées à l'usage exclusif d'un seul pays. Je souhaite que ces pièces leur procurent l'expérience de la palpitation, de la surprise, de la découverte et du défi !
    (Photo : au restaurant de plat thaïlandais « Elephant Kitchen »)

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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  • Auparavant, je mettais le plus grand soin à composer le début d'une œuvre, mais après en avoir réglé tous les problèmes, je pouvais composer la suite de plus en plus facilement, et l'œuvre était déjà terminée dans ma tête pendant que j'en composais la seconde moitié. Ça marche bien dans le cas d'une sonate ou d'une ronde, mais en dehors de ces formes, cette façon de composer donne souvent un caractère préfabriqué ou une âpreté à la seconde moitié.
    Alors maintenant, je réfléchis davantage sur la seconde moitié. Vraiment, la première moitié qui est une exposition pleine d'attrait, la seconde moitié qui est un développement dramatique plein d'esprit mais construit de même matière que la première moitié... c'est la formule de la musique classique. A mon avis, la musique doit être comme cela, même de nos jours.

    Réfléchir sur la seconde moitié plus que sur la première

    L'autre jour, j'ai achevé la révision de deux œuvres, « Brown Brownian Motion » et « Breeze in A » pour flûte basse, vibraphone et trio à cordes. Tout ce qui a été retravaillé se trouve, principalement, dans la seconde moitié. Par ailleurs, en ce qui concerne « Brown Brownian Motion », j'ai modifié les points que j'avais appris de l'agogique de la première exécution.

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  • Je suis allé à l'exposition d'aquarelles de Toshihiko Isao à Ginza. J'ai dédié mes « Six Canons » au peintre. On m'a dit que pour une bonne aquarelle, on devait recommencer plus d'une vingtaine ou trentaine de fois.

    Ma dédicace

    Après quoi, j'ai écouté le récital de flûte de Takanori Yamané à Shinjuku. Il persévère à donner dans une petite salle, deux fois par an, un récital de bonne qualité, mêlé d'explications intéressantes. Tout le programme consistait en des œuvres de flûte solo, et il a choisi, de son goût exquis de connaisseur, les quatre types d'instruments, du piccolo à la flûte basse.
    Bon ! Je vais composer une œuvre pour la lui dédier. Il est rare de composer ainsi par amitié comme cela, mais ce peut être justement à l'origine d'une création artistique. Car ma vie est consacrée à la composition.

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  • Le mois dernier en composant une musique de chambre pour trompette et quatuor à corde, j'ai fait des recherches sur les trilles de trompette dans le livre « L'orchestration » écrit par M.Ifukubé, et j'ai trouvé que certaines trilles que je voulais utiliser étaient impossibles. Je ne pouvais pas les supprimer, car la description du livre vise l'orchestre professionnel, mais le niveau technique de la musique de chambre est plus élevé que celui de l'orchestre. De nos jours, puisque la musique de chambre est composée en tenant compte de la technique de musique d'orchestre, elle ne peut plus être appelée « musique de chambre. »

    Le catalogue des transcendantes pour trompette

    Alors je suis allé rechercher une étude pour trompette d'un niveau supérieur J'ai vérifié des douzaines d'études dans le magasin de musique, et j'ai acheté une des plus avancées. C'était « 36 Études Transcendantes pour Trompette » de Théo CHARLIER, 8,400 yens (€ 72.60). Beaucoup de techniques, décrites dans le livre « L'orchestration » comme impossibles à jouer, sont appliquées dans ces études. C'est un catalogue des transcendantes merveilleux et aussi d'œuvres musicales, mais ça, pour trompette, il y a beaucoup d'idées qui m'ont fait penser à l'ascension d'un sommet.

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  • De même que pour la littérature, le théâtre ou le film d'art, le point le plus important de la création est le début de l'œuvre. Ensuite il est plus difficile de trouver la fin que d'écrire le thème de l'œuvre. Si on continue à composer une œuvre sans en anticiper la conclusion, cette œuvre ne sera appelée « grande œuvre » que par politesse. Mais, la façon de finir comme « Vous avez terminé ? » est négative. On veut finir son travail quand on est à bout de force.
    En pensant comment ce devrait être développé vers la fin, le processus sera clarifié. C'est semblable au base-ball, au golf, aux échecs ou au go. Et de même que l'amour, le mariage ou la vie....
    Il y a trois jours, j'ai complété un quintette pour une trompette et quatuor à cordes.

    Tout est bien qui finit bien

    le fichier audio joué par ordinateurJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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