• Je viens d'interpréter les « Huit études de concert op. 40 » de Kapoustine. Cependant, elles sont un peu trop compliquées pour être interprétées en solo. Nous les avons donc facilement interprétées à quatre mains, comme d'habitude.

    C'est Kapoustine que j'ai interprété cette fois

    Les fréquentes modulations et le mouvement hélicoïdal des tons, qui évoquent pour moi le style de Hindemith, paraissent difficiles, mais ils aboutissent toujours sur une cadence évidente. Un mouvement perpétuel foisonnant, composé de motifs, évoque celui de Bach. Après une exposition débridée, cette musique trouve son apogée dans de lourds accords polytonaux.
    La sixième étude « Pastorale » est une musique à la française.
    La septième « Intermezzo », est comme une musique de Noël.
    On dirait du classique remis au goût du jour, autant dire une joyeuse gymnastique de l'esprit propice à l'inspiration musicale.

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  • Mon morceau « Emprisonnement » pour 13 instrumentistes a été sélectionné par la SIMC (Société internationale pour la musique contemporaine), pour être interprété pour la première fois lors du concert « World New Music Days 2018 Beijing », qui aura lieu le jeudi 24 mai 2018 au « Central Conservatory of Music, Opera & Concert Hall » de Pékin à 19h30.
    Il s'agit de la pièce pour 15 instrumentistes que j'avais composée en janvier de l'année dernière, révisée pour 13 instrumentistes à la fin de la même année dans le but de la soumettre à la SIMC.

    « Emprisonnement » a été sélectionné par la SIMC à Pékin en 2018

    Programme :
    Le jeudi 24 mai, 19h30
    CCOM Opera & Concert Hall : Tianjin Symphony Orchestra
    1. Matej Sloboda (Slovaque)          Sonic Cells on a Structured Surface (2015-16)
    2. Mladen Tarbuk (Croatie)           Twist for chamber orchestra (15 instruments) (2015)
    3. Lars Skoglund (Norvège)           La Boutique Obscure for large ensemble (2016)     [9']
    4. Andre Chini (Suède)                   Trafficking for flute, clarinet, piano, 2 percussions, violin, cello, Alto, keyboard
    5. Satoru Ikeda (Japon)                  Imprisonment for 13 players     [8'50"]
    6. Marco Longo (Italie)                   Light-Lapse for large ensemble
    7. William Mival (Royaume-Uni)  Correntandemente (Running-ly-ish) for 16 players (2015)

    Les œuvres sélectionnées par la SIMC à Pékin en 2018

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  • Cette année encore, aucune de vos interprétations n'a manqué d'ambition. Mes félicitations à tous les concurrents !
    Il se trouve que, le mois dernier, j'ai eu un entretien avec une personne qui voulait abandonner l'enseignement du japonais pour devenir professeur de saxophone. Je l'ai interrogée pour comprendre quel professeur de japonais elle avait été, et imaginer quel professeur de saxophone elle deviendrait : « Quel est le but d'enseigner à des enfants leur propre langue ? » Elle m'a répondu, après avoir réfléchi : « Le but, c'est de leur donner l'amour de leur langue. » puis « De leur donner l'amour des autres. »
    Quelle belle réponse ! Mais à sa place, voici ce que j'aurais répondu :
    - C'est d'abord apprendre à comprendre chaque mot, puis à saisir la relation entre les paragraphes : soit un développement, soit une réfutation, ou bien une illustration....
    - Ensuite, apprendre à résumer tout un long texte.
    - Finalement, apprendre à lire entre les lignes la véritable intention de l'auteur…. Par exemple, aucun soldat en temps de guerre ne pouvait écrire la vérité dans ses lettres. Non ! Il y a une multitude de textes dans le monde, mais je ne sais quels sont ceux qui disent la vérité.
    - Si on remplace « mots » et « texte » par « partition », on constate qu'en musique, c'est la même chose.
    C'est bien là ce que toutes vos interprétations nous ont rappelé aujourd'hui !

    Quel est l'objectif des cours de japonais donnés aux Japonais ?

    (Discours critique que j'ai prononcé à la fin du « 31e concours musical de Shimamura » à la Salle Kioï à Tokyo)

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  • Voici ce que mon père m'a dit lorsque j'étais petit :
    •  Ami de tous, ami de personne. Choisis plutôt pour ami celui qui est trop occupé pour se faire des amis, car il est de meilleur niveau.
    •  Si quelqu'un cherche à t'intimider, souviens-toi que « La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe. » Tu dois être la blanche colombe et obtiens son respect dans le futur.
    •  La vie, c'est une pente douce. Si cette pente est glissante, tu risques de tomber. Goutte à goutte, l'eau creuse la pierre.
    •  Un mensonge appelle d'autres mensonges.
    •  Ce qu'on crache en l'air finit par nous retomber sur le nez.
    •  Il ne faut ni prêter, ni emprunter de l'argent, même à un intime, car cela corrompt les relations humaines.
    •  Bien mal acquis ne profite jamais.
    •  On ne badine pas avec l'amour.
    •  Plus l'enseigne scintille, plus l'endroit est mauvais, comme, par exemple, le champignon vénéneux....

    Portrait de ma famille

    Quand j'étais étudiant à l'Université des arts de Tokyo, mon professeur de composition Shin Sato m'a demandé de lui parler de mon père. Je lui ai raconté ce qui précède, il m'a dit en riant : « Il est comme le père de Mozart, qui était d'une nature anxieuse et faisait beaucoup de reproches à son fils. »
    (Photo : un peu avant mes 8 ans, chez mes grands parents)

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  • Cette année encore, j'ai été heureux d'écouter toutes vos interprétations magnifiques. Certaines avaient le charme d'un nouveau-né, du point de vue de l'innocence.
    Alors, je voudrais vous parler de la différence entre la musique instrumentale et le chant. Un exemple facile à comprendre, c'est la variation. D'abord, elle expose souvent un chant simple, puis suivent plusieurs variations de techniques instrumentales, qui parfois atteignent le nombre de plusieurs dizaines. Parmi les œuvres d'aujourd'hui, certaines étaient du style du chant. Une partie joue toujours la mélodie principale, les autres toujours l'accompagnement ; c'est le style de musique le plus simple. Il y a ce qui est le chant, et ce qui ne l'est pas, c'est ça, le style qu'on appelle « chant ». D'autre part, il y a eu quelques interprétations qui commençaient dans un style instrumental contemporain, mais qui, au milieu, se changeaient presque toujours en un chant lent.
    Quand j'étais étudiant, mon professeur de composition me taquinait parfois en me disant que si je ne pouvais m'empêcher d'aimer le chant, c'était que nous sommes fondamentalement un peuple agricole. Mais la musique instrumentale offre des possibilités plus vastes que le chant. Ne vous satisfaites pas du chant. Honneur à la musique instrumentale !

    La différence entre la musique instrumentale et le chant

    À propos, alors que dans les deux cas la musique est interprétée par des lycéens, il me semble qu'il y a une différence de niveau entre la musique instrumentale (mandolines, guitares ou instruments à vent) et la musique chorale. Quand on écoute un concours de chœurs, la pièce exigée est facile, mais la pièce libre présentée à un concours national par un lycée est d'un niveau presque professionnel sur les points « musicalité » et « justesse ».
    Pourquoi la musique instrumentale ne peut-elle pas atteindre ce même niveau ? Est-ce seulement parce qu'il est difficile de produire les sons ? Ou bien parce que, comme tout le monde ne peut pas participer, sans un instrument quelconque, les ressources humaines sont-elles limitées ? En tout cas, force est de constater que notre musique a inévitablement tendance à être enfantine.
    …Comme pour Socrate, la pire ignorance est celle qui s'ignore elle-même. Au lieu d'en avoir honte, nous allons en prendre conscience et l'améliorer.
    La musique, c'est le plus tardif de tous les arts. Dans l'ordre de l'évolution viennent la littérature (qui demande seulement l'écriture), la peinture, l'architecture, et enfin la musique. Plus un art nécessite des efforts, moins il évolue tôt. Il est certainement strict, mais il suscite un grand enthousiasme, comme des applaudissements. Honneur à la musique instrumentale qui demande des efforts acharnés ! Mais, apprenons aussi la musique chorale. Voilà, c'est monochrome aussi.

    (Discours critique que j'ai prononcé à la fin du « 21e Concert des ensembles de mandolines et de guitares de l'Association Culturelle des Lycées de Shizuoka » en novembre 2017)

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