• Au cas où je vivrais aussi longtemps que mon père, combien de temps me reste-t-il ?
    25 ans, soit 9.131 jours.
    Chaque jour qui passe, c'est un jour de moins qu'il me reste à vivre. Je me demande chaque soir si la journée que je viens de passer avait ce prix. J'ai donc décidé d'éliminer les tâches qui ne me grandissent pas, et de faire de mon mieux dans toutes les tâches que j'ai choisies. Mais le critère de choix n'est pas si je l'aime ou si je ne l'aime pas, ou si j'y excelle ou si j'y suis mauvais, parce que, plus on fait d'efforts, plus on progresse.

    Calendrier du temps qu'il me reste à vivre

    Je m'amuse aux difficultés, comme à des jeux. Par exemple, dans la conversation au travail : je respecte les collègues comme si j'étais celui qui les emploie, et quand on me demande mon opinion, je la donne clairement. En dehors du travail, au service funèbre bouddhique, je lis un sūtra à haute voix en imitant le prêtre. C'est une sensation gratifiante et aussi un bon entraînement de ma voix pour chanter mon morceau.
    Il me reste 25 ans environ : un quart de siècle ! C'est le moment ou jamais de changer.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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  • C'était une tempête d'interprétations passionnées. Cette année encore, le concert final m'a bouleversé. Les Japonais ont pour langue maternelle le japonais. La plupart des gens qui apprennent beaucoup de vocabulaire et la grammaire d'une langue étrangère ne parviennent qu'à l'ânonner. Mais le locuteur natif peut sentir, penser, voire même émouvoir par sa langue maternelle. En musique, c'est la même chose. Soyons des musiciens natifs !
    Pour atteindre ce but :
    1) N'obéissez pas trop à la barre de mesure. C'est comme lorsqu'on se soucie seulement des temps, et qu'on n'arrive pas à se concentrer.
    2) N'obéissez pas trop aux indications données par la partition. C'est une grave erreur d'estimer que cette façon permet d'interpréter mieux. On peut ne pas obéir aux indications si on ne le veut pas. C'est ça, être un musicien natif.
    3) Sentez la tonalité. On étudie la dominante, la sous-dominante et la tonalité relative. Ces différences de tonalité équivalent à « chanter sur Terre », « chanter sur la Lune », « chanter sur Mars ». Par exemple, voici ce qui a été interprété aujourd'hui :
    - Dans la seconde moitié du final du « Concerto pour violon et orchestre op. 61 nº 3 » de Saint-Saëns, la tonalité module vers ut majeur. C'est la tonalité napolitaine de tonique (si mineur).
    - L'apothéose du final de la sonate nº 3 de Brahms est en ut bémol majeur. C'est la tonalité napolitaine de la sous-dominante de tonique (fa mineur).
    Les deux sont des tonalités étonnantes, et on se sent comme entrer dans un trou noir. C'est ce que ressent un musicien natif.
    Mes félicitations à tous les participants ! C'était exceptionnel, bravo !

    Chantez sur Terre, sur la Lune, sur Mars

    (Discours critique que j'ai prononcé à la fin du « 32e concours musical de Shimamura » à la Salle Kioï à Tokyo)

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  • Cette année après que j'ai été nommé vice-président de « L'Association Musicale d'Edogawa », c'est la qualité du « Concours musical des jeunes talents » qui m'a d'abord surpris. J'ai hâte d'assister à davantage de progrès encore.

    À propos de ma nomination comme vice-président de « L'Association Musicale d'Edogawa »

    Je n'ai pour ma part pas les connaissances suffisantes comme musicien professionnel. Mais j'étudie le piano trois heures par jour, de plus, j'ai mémorisé des dizaines d'œuvres que j'ai choisies soigneusement : par exemple, quelques œuvres comme du « Clavier bien tempéré » de Bach, le final de la sonate nº 29 « Hammerklavier » de Beethoven, « Novellette op. 21 nº 8 » de Robert Schumann, des extraits de « Vingt-quatre préludes op. 11 » de Scriabine....
    Alors, ce que j'y ai découvert, c'est que ni le ton, ni le rythme, ni l'accord ne sont le but, mais le moyen. Ainsi la musique classique n'a pas vieilli. Il doit en être ainsi de la musique contemporaine, que je veux composer…. Maintenant, c'est le moment ou jamais pour moi d'être compositeur. C'est aussi le moment où j'ai l'honneur d'être nommé au poste à responsabilité de cette association qui a la volonté, et la capacité, de s'améliorer.

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  • Je suis arrivé à l'aéroport international de Lviv le 5 décembre à quatorze heures. Ensuite, je suis allé à la Société Philharmonique de Lviv où j'avais rendez-vous avec le chef d'orchestre Ferdinando Nazzaro. Il était en compagnie d'un des compositeurs sélectionnés, un Italien du nom de Santoni. Nous nous sommes ensuite rendus à pied à l'endroit où devait avoir lieu la répétition des pièces pour orchestre du concours international de composition « Sacrarium». Le bâtiment était très vieux et semblait presque prêt à la démolition. Le rideau était baissé, et en dehors de la scène, l'éclairage était coupé. Le bâtiment dans lequel nous répétions n'était pas non plus chauffé. En raison de la mauvaise acoustique et de l'ensemble à cordes qui m'a paru comporter quelques instrumentistes de second rang, tout ce que j'ai pu demander, c'est que tous les fortissimo soient joués plus fort.
    Durant la matinée du 6, j'ai flâné autour de l'hôtel, et j'ai visité un musée. Je me suis dit que pour permettre la création de chefs-d'œuvre comme ceux de Léonard de Vinci et de Renoir, la présence en arrière-plan d'œuvres d'un certain niveau est nécessaire. J'ai déjeuné dans un bon restaurant où j'étais déjà allé la veille au soir. Les décorations murales et la présentation des plats étaient belles.
    À seize heures, j'ai assisté à la répétition générale du concours international de composition « Alfred Schnittke ». Les musiciens étaient tous excellents. Lors de la générale, j'ai corrigé une erreur de lecture de la pianiste de génie, Nataliia Martynova. Mais pendant le concert, cette pianiste a fait une erreur d'interprétation au point culminant ! Je me demande ce que va donner l'enregistrement !
    À dire vrai, comme il y avait au premier rang une vieille femme qui lisait méticuleusement son journal, le bruit des pages feuilletées a parasité toutes les interprétations. L'enregistrement sera donc incomplet à moins que l'on y inclue celui de la générale…. Comme il faisait froid dans l'entrée de la salle, je suis allé dîner sans attendre le résultat du concours.

    J'ai participé à deux concours internationaux de composition en Ukraine
    ▲Pour les photos, cliquez ici

    Le lendemain matin, le 7, il neigeait. Je suis entré par hasard dans une grande église, celle de Saint-André, où l'on célébrait la messe. J'ai ainsi assisté à la messe pendant presque une heure en faisant semblant d'être croyant. Pendant la longue cérémonie, les fidèles ont fréquemment fait le signe de la croix, se sont parfois agenouillés pour prier…. J'ai par moment été très impressionné par le chant grégorien du chœur. À l'extérieur de l'église, j'ai embrassé la statue de Jésus-Christ.
    Alors que je marchais dans la rue, un des compositeurs sélectionnés m'a hélé en anglais : « Vous étiez à l'église. » Puis il m'a dit que la veille, mon morceau avait obtenu le 3e prix. Plus tard, je suis monté dans la tour de l'hôtel de ville, qui offre un beau panorama de la ville de Lviv.
    À seize heures, je suis allé assister à la répétition générale du concours international de composition « Sacrarium », mais un orchestre de haut niveau, composé d'étudiants me semble-t-il, dirigé par une jeune chef d'orchestre hystérique, y répétait une œuvre peut-être d'Ernest Chausson. Avec une heure de retard sur l'horaire prévu, la répétition générale et le concert « Sacrarium » ont eu lieu. L'une des raisons pour lesquelles les instruments n'avaient pas bien sonné lors de la répétition du 5 est sans doute le froid trop vif. Le son de la salle s'est ensuite beaucoup amélioré. Peu d'auditeurs ont assisté aux deux concerts, mais les applaudissements ont été fournis. D'autres morceaux de « Sacrarium » étaient conservateurs dans l'ensemble ; ils m'ont fait penser à une cantate de Bach, à la « 4e Symphonie » de Mahler, à Chostakovitch, à « Parade » d'Erik Satie et à Debussy.... Il n'y a pas eu de gagnant à ce concours, mais tous les participants ont été récompensés. Ce résultat a mis un compositeur en colère, mais plus tard, seul le vainqueur du 2e prix a été désigné.
    Le lendemain, j'ai fait 7 kilomètres de marche pour me rendre de l'hôtel à l'aéroport. À l'aéroport, comme il y avait un vieux piano droit, j'ai interprété la deuxième fugue en ut mineur du « Clavier bien tempéré - Livre 2 » de Bach. Plusieurs personnes, dont des enfants, m'ont entouré.

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  • Il y a un mois, on m'a donné un violoncelle que sa propriétaire précédente avait utilisé pendant presque quarante ans. À dire vrai, il y a onze ans, je l'avais emprunté pendant un certain temps. Il s'agit d'un « Lang Benedikt 1979 » fabriqué en Allemagne. La corde de La était cassée, j'en ai donc acheté une et je l'ai tendue. Le son était beau ! Ensuite, j'ai improvisé divers fragments. Je me suis aussi entraîné à tirer une gamme sur une même corde, et j'ai fini par réussir une fois sur trois. Pour ne pas être trop attaché au mouvement des mains, j'ai essayé de jouer en levant les yeux, et ça a bien marché.

    On m'a donné un violoncelle

    Alors, je vous souhaite une très bonne année 2019 !

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