• En 1989, une de mes collègues, professeure de chant, m'a fait deux demandes pour le concert de ses élèves au Salon. L'une était de composer un nouveau chant d'après le poème « Kaya no Kiyama : Bois de torreya nucifera » de Hakushū Kitahara, poème très renommé pour le chant composé par Kōsaku Yamada. L'autre était d'improviser un arrangement de style contemporain de « Air sur la corde de sol » de Bach.

    « Métamorphose de "Air sur la corde de sol" de Bach » « Bois de torreya nucifera » (1989)

    J'ai joué les deux interprétations au piano en tant qu'invité. Mais après l'improvisation de « Air sur la corde de sol » que j'ai jouée sur la base d'une feuille de mémo, je l'ai recomposé et je l'ai créé avec « Kaya no Kiyama » au concert « l'Air : le Salon de musique » donné par les étudiants de Hiroshi Otsuki, professeur à l'Université de Shizuoka. Après cela, la composition « Métamorphose de 'Air sur la corde de sol' de Bach » a été créée par Miwa Naïto Isao à Tokyo.

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  • Le texte de cette pièce est issu du poème « The Salutation » de Thomas Traherne (1637 ou 1639-1674) un poète anglais et ecclésiastique. La harpe, le tuba et l'accordéon sont les symboles du ciel, de la terre et de l'homme. Le chœur se divise en douze voix au maximum.

    « La Salutation » pour chœur de chambre, accordéon, tuba et harpe (2003)

    « LA SALUTATION »

    Ces membres ténus,
    Ces yeux, ces mains qu'ici je trouve,
    Ce coeur palpitant, principe de ma vie,
    Où étiez-vous ? Derrière
    Quel rideau fûtes-vous cachés de moi si longtemps ?
    Où était, dans quel abîme, ma langue nouvellement formée ?

    Moi, dans le silence,
    Pendant tant de milliers et de milliers d'années
    Qui gisais dans un chaos sous la poussière,
    Comment pouvais-je percevoir
    Sourires, larmes, lèvres, mains, yeux, oreilles ?
    Bénis soyez-vous, trésors que maintenant je reçois.

    Moi qui durant si longtemps
    Étais néant depuis l'éternité,
    Pensais bien peu que je célébrerais ou verrais
    De telles joies qu'oreille ou langue,
    Entendrais de tels sons, toucherais de telle mains, de tels pieds,
    Rencontrerais de tels yeux, de tels objets sur cette terre.

    (la seconde moitié: désolé, la traduction française n'existe pas, donc voyez l'original en anglais pour la suite...)

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  • [Résumé]
    Acte I:
    Dans une forêt, les animaux s'amusent autour de l'esprit d'un grand Ginkgo. La cloche d'un temple sonne et beaucoup de noix tombent du Ginkgo. Un garçon, Yokichi, est à la recherche d'un serpent d'or qui habite dans l'étang, mais il se fait arrêter par un seigneur féodal et ses vassaux. Yokichi s'échappe, trouve le serpent, puis le tue pour son sang. Cela assèche l'étang, et provoque une tempête sur la forêt.
    Acte II:
    Dans la forêt asséchée, les animaux cherchent de l'eau pour survivre. Yokichi regrette son geste, jure de s'allier aux animaux et tous gambadent de joie. Au même moment, les vassaux du seigneur féodal tirent plusieurs balles et la forêt s'embrase. Le feu est éteint. Les étoiles scintillent dans le ciel. À l'aube, Yokichi et les animaux prient l'esprit de l'arbre Ginkgo pour ranimer la forêt.
    [Texte original en japonais: Hiromitsu Tsuchiya]

    « L'Eau de Belle Forêt » Opérette (1996)

    Cette opérette, commandée par la ville de Nagaïzumi, préfecture de Shizuoka, a été créée le dimanche 15 décembre 1996 à l'ouverture de la salle civique et culturelle de Nagaïzumi « verte forêt », jouée par Le Chœur des Enfants de Nagaïzumi (chef de chœur: Mitsuyo Shinoda) et l'orchestre de chambre ( 1 flûte, 1 clarinette, 4 cors, 3 trompettes, 1 violon / 1 piano par Hajimé Ozawa), dirigé par Satoru Ikeda.
    [durée totale: environ 60 minutes]

    le fichier audio d'un extrait d'une répétitionJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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  • Lorsqu'on compose une musique d'après un poème, c'est complètement différent selon qu'il s'agit de chant ou d'instrument. Dans le cas du chant, plus le poème sera long, plus le chant sera long, mais en musique instrumentale, il n'y a pas de relation entre la longueur des mots et celle de la musique, par exemple même une grande symphonie peut être composée d'après un texte bref : « Ainsi le destin frappe à la porte. » La capacité de développer l'émotion musicale d'après un texte est une preuve de talent.
    Je voudrais écrire une pièce qui ne soit pas seulement la traduction d'un texte, mais qui ait sa valeur propre, indépendamment du texte, de sorte qu'on puisse penser que c'est la musique qui a inspiré le texte. Pour se faire, il faut trier les mots selon leur importance, et faire la distinction entre le cœur du texte et ses artifices rhétoriques, afin d'en retirer le camouflage superflu.

    D'un poème à une musique instrumentale

    La pièce que je compose pour deux instruments d'après « Solitude » en quatre quatrains d'Oscar V. de L. Milosz consistera en quatre mouvements, d'une durée totale d'environ 20 minutes.

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  • Quand j'étais en train de composer un chœur en français, j'avais trouvé un poème qui m'avait instantanément plu mais je ne l'ai pas utilisé car j'estimais qu'il ne convenait pas à un morceau pour chœur d'une durée inférieure à dix minutes. Il s'agit de « Solitude » d'Oscar V de L Milosz. J'ai arrêté mon choix quant au poème d'après lequel je vais composer une pièce pour flûte basse et piano.
    À propos, aujourd'hui, je suis allé au grand banquet en l'honneur du 50e anniversaire de Shimanura Music, au Tokyo Kaïkan qui avoisine le palais impérial.

    Un poème français pour flûte basse

    Solitude - Oscar V de L Milosz

    Je me suis réveillé sous l'azur de l'absence
    Dans l'immense midi de la mélancolie.
    L'ortie des murs croulants boit le soleil des morts.
    Silence.

    Où m'avez-vous conduit, Mère aveugle, ô ma vie ?
    Dans quel enfer du souvenir où l'herbe pense,
    Où l'océan des temps cherche à tâtons ses bords ?
    Silence.

    Echo du précipice, appelle-moi ! Démence,
    Trempe tes jaunes fleurs dans la source où je bois,
    Mais que les jours passés se détachent de moi !
    Silence.

    Vous qui m'avez créé, vous qui m'avez frappé,
    Vous vers qui l'aloès, cœur des gouffres, s'élance,
    Père ! à vos pieds meurtris trouverai-je la paix ?
    Silence.

    (mes interprétations sur le poème)

    la partition et l'auditionJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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