• [Résumé]
    Acte I:
    Dans une forêt, les animaux s'amusent autour de l'esprit d'un grand Ginkgo. La cloche d'un temple sonne et beaucoup de noix tombent du Ginkgo. Un garçon, Yokichi, est à la recherche d'un serpent d'or qui habite dans l'étang, mais il se fait arrêter par un seigneur féodal et ses vassaux. Yokichi s'échappe, trouve le serpent, puis le tue pour son sang. Cela assèche l'étang, et provoque une tempête sur la forêt.
    Acte II:
    Dans la forêt asséchée, les animaux cherchent de l'eau pour survivre. Yokichi regrette son geste, jure de s'allier aux animaux et tous gambadent de joie. Au même moment, les vassaux du seigneur féodal tirent plusieurs balles et la forêt s'embrase. Le feu est éteint. Les étoiles scintillent dans le ciel. À l'aube, Yokichi et les animaux prient l'esprit de l'arbre Ginkgo pour ranimer la forêt.
    [Texte original en japonais: Hiromitsu Tsuchiya]

    « L'Eau de Belle Forêt » Opérette (1996)

    Cette opérette, commandée par la ville de Nagaïzumi, préfecture de Shizuoka, a été créée le dimanche 15 décembre 1996 à l'ouverture de la salle civique et culturelle de Nagaïzumi « verte forêt », jouée par Le Chœur des Enfants de Nagaïzumi (chef de chœur: Mitsuyo Shinoda) et l'orchestre de chambre ( 1 flûte, 1 clarinette, 4 cors, 3 trompettes, 1 violon / 1 piano par Hajimé Ozawa), dirigé par Satoru Ikeda.
    [durée totale: environ 60 minutes]

    le fichier audio d'un extrait d'une répétitionJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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  • Lorsqu'on compose une musique d'après un poème, c'est complètement différent selon qu'il s'agit de chant ou d'instrument. Dans le cas du chant, plus le poème sera long, plus le chant sera long, mais en musique instrumentale, il n'y a pas de relation entre la longueur des mots et celle de la musique, par exemple même une grande symphonie peut être composée d'après un texte bref : « Ainsi le destin frappe à la porte. » La capacité de développer l'émotion musicale d'après un texte est une preuve de talent.
    Je voudrais écrire une pièce qui ne soit pas seulement la traduction d'un texte, mais qui ait sa valeur propre, indépendamment du texte, de sorte qu'on puisse penser que c'est la musique qui a inspiré le texte. Pour se faire, il faut trier les mots selon leur importance, et faire la distinction entre le cœur du texte et ses artifices rhétoriques, afin d'en retirer le camouflage superflu.

    D'un poème à une musique instrumentale

    La pièce que je compose pour deux instruments d'après « Solitude » en quatre quatrains d'Oscar V. de L. Milosz consistera en quatre mouvements, d'une durée totale d'environ 20 minutes.

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  • Quand j'étais en train de composer un chœur en français, j'avais trouvé un poème qui m'avait instantanément plu mais je ne l'ai pas utilisé car j'estimais qu'il ne convenait pas à un morceau pour chœur d'une durée inférieure à dix minutes. Il s'agit de « Solitude » d'Oscar V de L Milosz. J'ai arrêté mon choix quant au poème d'après lequel je vais composer une pièce pour flûte basse et piano.
    À propos, aujourd'hui, je suis allé au grand banquet en l'honneur du 50e anniversaire de Shimanura Music, au Tokyo Kaïkan qui avoisine le palais impérial.

    Un poème français pour flûte basse

    Solitude - Oscar V de L Milosz

    Je me suis réveillé sous l'azur de l'absence
    Dans l'immense midi de la mélancolie.
    L'ortie des murs croulants boit le soleil des morts.
    Silence.

    Où m'avez-vous conduit, Mère aveugle, ô ma vie ?
    Dans quel enfer du souvenir où l'herbe pense,
    Où l'océan des temps cherche à tâtons ses bords ?
    Silence.

    Echo du précipice, appelle-moi ! Démence,
    Trempe tes jaunes fleurs dans la source où je bois,
    Mais que les jours passés se détachent de moi !
    Silence.

    Vous qui m'avez créé, vous qui m'avez frappé,
    Vous vers qui l'aloès, cœur des gouffres, s'élance,
    Père ! à vos pieds meurtris trouverai-je la paix ?
    Silence.

    (mes interprétations sur le poème)

    la partition et l'auditionJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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  • J'ai terminé « Nox » pour chœur mixte et piano, le texte est en français et la durée de dix minutes. Pour composer, l'interprétation d'un site en français m'a été utile.

    L'interprétation de « Nox »

    1) Les interprétations que j'ai appliqué à la composition
    STROPHE PREMIERE - Vers 1 : Il y a une antithèse entre « pentes » notion de profondeur et « monts » notion d'altitude.
    Vers 2 : « Inclinent au sommeil les arbres onduleux » et l'allitération en « s » et le rythme particulier du Vers 3 : « L'oiseau silencieux s'endort dans les rosées » révèlent une sensation de bercement.
    Vers 4 : « L'étoile » juxtaposée aux « flots » donne une opposition Terre-Ciel et « doré »-« bleus ».
    STROPHE SECONDE - Vers 1 : Antithèse « ravins » notion de profondeur et « hauteurs » notion d'altitude.
    Vers 3 : Antithèse entre « Lune » et « noir ». On peut trouver le champ lexical de la tristesse avec « tristement » et « noirs » nous enfonçant plus profondément dans cette nuit.
    STROPHE TROISIEME - Vers 2 : Antithèse apparente entre « gémit » qui rappelle un faible cri plaintif et « grande voix ».
    STROPHE CINQUIEME - Vers 2 : Allitération en « r » pour montrer la dureté des ces « jours mauvais ».
    Vers 3 : Allitération en « s », qui rappelle celle du vers 3 de la strophe première, d'où une idée de bercement, de tendresse maternelle de la Nature envers l'Homme.

    2) Mon interprétation
    STROPHE QUATRIEME - Quand « Montez » est redit, à ce moment-là, il est bas encore.
    STROPHE CINQUIEME - Le dernier vers « Et dans mon coeur aussi vous chantez à jamais ! » a une valeur spéciale comme une conclusion, donc on joue le refrain maintes fois pour aboutir à une grande conclusion musicale. Particulièrement la belle voyelle de « cœur » est convient bien à une vocalise.

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes


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  • J'ai décidé du poème sur lequel je vais composer un chœur en français. C'est « Nox » de Leconte de Lisle (1818-1894). Le contenu du texte coïncide avec la musique que je veux composer. Sur des poèmes de Leconte de Lisle, Fauré a composé cinq mélodies, mais pas sur « Nox ». Louis Vierne (1870-1937) et Charles Koechlin (1867-1950) l'ont mis en mélodie, mais je n'ai pas les écouté. À propos, est-ce que la façon suivante de détacher les syllabes est exacte ?

    Un poème français que j'ai choisi

    Sur la pen-te des monts // les bri-ses a[za]-pai-sées[zé]
    In-cli-nent au[to] som-meil // les ar-bres on[zon]-du-leux ;
    L'oi-seau si-len-ci(-)eux // s'en-dort dans les ro-sées,
    Et l'é-toi-l(e )a do-ré // l'é-cu-me des flots bleus.

    Au con-tour des ra-vins, // sur les hau-teurs sau-va(-)ges,
    U-ne mol-le va-peur // ef-fa-ce les che-mins ;
    La lu-ne tris-te-ment // bai-gne les noirs feuil-la(-)ges ;
    L'o-reil-le n'en-tend plus // les mur-mu-res hu[zu]-mains.

    Mais sur le sa-bl(e )au loin // chan-te la Mer di-vi(-)ne,
    Et des hau-tes fo-rêts // gé-mit la gran-de voix,
    Et l'air so-no(-)re, aux cieux // que la nuit il-lu-mi(-)ne,
    Por-te le chant des mers // et le sou-pir des bois.

    Mon-tez, sain-tes ru-meurs, // pa-ro-les sur-hu-mai(-)nes
    En-tre-tien lent et[te] doux // de la Ter-r(e )et du Ciel !
    Mon-tez, et de-man-dez // aux é[ze]-toi-les se-rei(-)nes
    S'il est pour les at-tein-//dr(e )un che-min é-ter-nel.

    O mers, ô bois son-geurs, // voix pieu-ses du mon-de,
    Vous m'a-vez ré-pon-du // du-rant mes jours mau-vais ;
    Vous a-vez a[za]-pai-sé // ma tris-tes(-)s(e )in-fé-con(-)de,
    Et dans mon cœur aus-si // vous chan-tez à[za] ja-mais !

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