• Un poème français pour chœur

    Pour mon premier morceau de cette année, je vais composer un chœur en français. C'est la première fois que je m'y essaie. J'ignorais presque totalement qui avait écrit quelle poésie, qui les avait mises en musique. L'ignorance complète fait difficulté, mais la succession d'étonnements me fait ravi.

    Lire beaucoup de poèmes français

    Ces trois semaines, j'ai lu une douzaine de traductions de recueils de poèmes français. Sans m'attacher au sens littéral, je cherchais un poème évoquant une image musicale précise. Ceux qui décrivent l'amour charnel, le petit bonheur ordinaire ou encore le sentiment plus intime d'une personne conviennent à la voix seule.
    D'ailleurs, l'expression compliquée et d'avant-garde des poèmes contemporains est difficile même pour la voix seule, cela ne peut être faite que comme une récitation. J'aimais ceux qui passent dynamiquement d'un silence à une lumière aveuglante, dans lesquels on sent l'univers ou la catharsis, mais, mon sens esthétique ayant changé depuis trois semaines, j'ai aussi envie d'explorer d'autres genres.
    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes
    Le poème que j'ai enfin décidé est « Nox » de Leconte de Lisle (1818-1894). Le contenu du texte coïncide avec la musique que je veux composer. Sur des poèmes de Leconte de Lisle, Fauré a composé cinq mélodies, mais pas sur « Nox ». Louis Vierne (1870-1937) et Charles Koechlin (1867-1950) l'ont mis en mélodie, mais je n'ai pas les écouté. À propos, est-ce que la façon suivante de détacher les syllabes est exacte ?

    Un poème français que j'ai choisi

    Sur la pen-te des monts // les bri-ses a[za]-pai-sées[zé]
    In-cli-nent au[to] som-meil // les ar-bres on[zon]-du-leux ;
    L'oi-seau si-len-ci(-)eux // s'en-dort dans les ro-sées,
    Et l'é-toi-l(e )a do-ré // l'é-cu-me des flots bleus.

    Au con-tour des ra-vins, // sur les hau-teurs sau-va(-)ges,
    U-ne mol-le va-peur // ef-fa-ce les che-mins ;
    La lu-ne tris-te-ment // bai-gne les noirs feuil-la(-)ges ;
    L'o-reil-le n'en-tend plus // les mur-mu-res hu[zu]-mains.

    Mais sur le sa-bl(e )au loin // chan-te la Mer di-vi(-)ne,
    Et des hau-tes fo-rêts // gé-mit la gran-de voix,
    Et l'air so-no(-)re, aux cieux // que la nuit il-lu-mi(-)ne,
    Por-te le chant des mers // et le sou-pir des bois.

    Mon-tez, sain-tes ru-meurs, // pa-ro-les sur-hu-mai(-)nes
    En-tre-tien lent et[te] doux // de la Ter-r(e )et du Ciel !
    Mon-tez, et de-man-dez // aux é[ze]-toi-les se-rei(-)nes
    S'il est pour les at-tein-//dr(e )un che-min é-ter-nel.

    O mers, ô bois son-geurs, // voix pieu-ses du mon-de,
    Vous m'a-vez ré-pon-du // du-rant mes jours mau-vais ;
    Vous a-vez a[za]-pai-sé // ma tris-tes(-)s(e )in-fé-con(-)de,
    Et dans mon cœur aus-si // vous chan-tez à[za] ja-mais !

    J'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordesJ'ai terminé « HATAORI » pour ensemble à cordes

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